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Mon ailleurs...

Goa la vie

Solenn

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C'est mon secret
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January 29

L'Inde, fin d'un acte

L’heure du point n’est peut-être pas encore vraiment venue aujourd’hui puisqu’il me reste un jour de train et deux jours à Bombay avant de regagner ma terre. Cela dit, ce jour reste ma seule occasion de vous écrire avant ces derniers mouvements donc je me dois de faire un petit bilan, parce que j’aime bien les petits bilans moua…

 

-Tout d’abord, ca me permet de comptabiliser le nombre de fois qu’un oiseau m’a fait dessus : 2. C’est énorme n’est-ce pas ? Sachant surtout que ca ne m’était jamais arrive auparavant… Ca illustre bien les relations soso-indiennes pas toujours au beau fixe.

-Ensuite, nombre d’emménagements : 3. Palolem- Calangute- Anjuna.

-Nombre de déceptions : 2. Stage rompu-  Sac a main vole a l’arrachée (et le poil dans le choucroute, ca compte?)

-Nombre de joies : incalculable. J’ai trouve le bonheur un petit peu partout chaque jour, dans une virée en bus, dans un plat savoureux, dans des retrouvailles, des visions, des constatations, dans des couleurs, dans une soirée animée, dans Bombay et le Kerala, dans ma liberté, dans le sourire des Indiens, dans un bateau, un livre, dans un cybercafé, un cocotier flottant dans le ciel bleu, dans un cadeau de Noel, dans une rencontre, dans des paysages, dans le vent…

-Nombre de vies : comme Mario de la Nintendo, j’ai l’impression d’avoir gagne des vies, et de la force, de la vitalité, de l’énergie constructives. Passer environ deux mois avec soi-même en Inde ne peut être que révélateur de propriétés jusque-là méconnues. Et la plus grande force est parfois de se soutenir soi-même…

 

Bon j’arrête là ma comptabilité ou bien je vais en arriver à compter le nombre d’Indiens rencontres, et là mes amis… Je voulais juste dire que de toutes mes expériences à l’étranger, celle-ci, derrière ses grandes lignes pessimistes, aura été pour moi la plus bénéfique. Apprendre que la vie n’est pas toujours aussi belle qu’a Hong Kong fut ma leçon de vie numéro 2. Elle m’attendait à juste titre. Voila, jamais je ne parlerai de malheur (surtout quand ces petites choses arrivent en Inde ou le Malheur Existe) mais toujours d’apprentissage. Oui, une page de mon roman d’apprentissage de la vie. « Ce qui ne tue pas rend plus fort » fut plus que jamais ma devise ici… 

 

Sur ce, ayant l’impression que je ne sais plus écrire, parce que j’en ai encore à vivre probablement, je me retire de la blogosphère le temps de me retrouver ailleurs, sous d’autres auspices...car je ne cesserai de partager mes petits coins du monde tant que j’en aurai la possibilité.

Merci a vous, mes lecteurs connus, mes chers inconnus qui m’avez tant encouragée… Je reviens la semaine prochaine furtivement vous offrir tout un monticule d’odeurs en couleurs…Nos images.

Bises aux epices.

January 28

Contes d'ici

Voilage de face aigu

 

Autant de fois que j’ai raconte mon vol de papiers a l’arrachée, autant de fois cela a suscite de la part des Indiens une grande désolation, voire une part de honte pour leur coeur patriotique. Ce matin, je le racontais une énième fois quand mon interlocuteur Indien sentit bon de justifier cet acte comme non exclusif a son pays : « les vols n’arrivent pas qu’a Goa ou en Inde hein». Je l’aurais devine… Je trouve cela plutôt touchant de leur part d’autant bannir le vol, le mal.

Mais hier, dans le journal du dimanche, un article remettait carrément en cause les plaintes de viol portées par des étrangères en vacances en Inde. Ils disaient sans aucun scrupule que la plupart de ses actes avaient du être commis avec le consentement de la victime. La c’est un peu fort de café non !!! Je veux bien que vous vous démeniez a garder sauve l’image de votre pays (au nom du tourisme?) mais de la a remettre en cause des actes si graves, il y a une marge… celle qui vous fera admettre que l’Inde n’est pour une fois pas l’exception qui confirme la règle en matière de vices.

 

Bombay, c’est aussi un peu ca…

Une ville surmenee, survoltee, survoituree, surklaxonnee. En allant du cote du Crawford Market, un petit bijou de poussières odorantes et de fruits et légumes, on se sent « embombayonnee ». Les voitures, pour la plupart des taxis, se disputent a tout va quelques centimètres de chemin avec les rouleurs de charrettes, porteurs de fardeaux et piétons non considérés. Le tumulte de l’enfer pourrait ressembler a cet endroit-la… En deux secondes, une énorme sensation de fatigue s’évanouit sur votre cerveau, un peu comme si un éléphant faisait a dada sur votre conscience. Ca tourbillonne donc un petit peu, le temps de se concentrer au maximum pour réussir à se frayer un chemin entre les klaxons incessants. Ouf, une fois de l’autre cote, on s’installe nonchalamment chez le premier vendeur de boissons fraiches, déchargeant le troupeau du bocal.

January 27

Bombay c’est un peu comme ce qui suit

-Une ville ou on y vend tout et n’importe quoi dans la rue : ballons géants, brosses a dents mais pas le dentifrice, le droit de payer pour connaitre son poids sur un trottoir…

-Une ville très male, ou les regards sont très insistants. Balayer du regard, c’est toujours croiser une paire d’yeux qui s’ensuit d’un « yes » interrogateur (a ce sujet, une de mes « études » a prouve que lorsque je parlais seule a voix haute, les gens s’étonnaient enfin plus de mon comportement que de ma personne…Fallait voir leurs têtes !).

-Une ville ou les mendiants peuplent les rues, tendant une main  affamée, tentant de « donner » un collier de fleurs, nous poursuivant durant des dizaines de mètres, réclamant une pièce, a manger, nous montrant depuis un trottoir leur handicap, leur pauvreté, leur bébé au sein déjà crasseux, nous affligeant de la plus ignoble ignorance dont ils sont victimes et dont nous ne pouvons chacun parer l’évidence… Bombesque donc.

-Une ville très riche, accumulant les ostentations dans les traces du passé, les fruits du tourisme… Vuitton a déjà fait pignon sur Taj Mahal. Il est plus facile aujourd’hui de trouver ses « repères » à Bombay. Y’a le MC Do. L

-Une ville ou les restaurants s’excusent de ne pas être végétariens (succombent donc a la tentation lucrative du gros cochon occidental)

-Une ville où l’on joue au cricket un peu partout.

-Une ville où l’on jette aussi ses déchets un peu partout. (bien qu’a première vue, elle semble presque propre…Illusion d’optique. Le nez, lui, ne trompe pas.)

-Une ville ou les hommes se grattent aisément le nez puis les roubignolles pour s’essuyer. C’est un tic culturel.

 

Je m’attendais a une ville glauque, dense, moisie, et finalement, Bombay se révèle être une ville ultra vivante, colorée, au ciel bleu et aux gaz invisibles… Une ville bien sur dont il ne faut abuser mais dont l’authenticité bien mêlée à la modernité nous attrape plutôt agréablement… Je n’ai cesse de penser ces 5 jours dans la ville : « Mais j’adoooore Bombay ! ». Et même, mon séjour sur le thème du passeport vole en aura rajoute à ma connaissance de la ville et a ma reconnaissance pour leur efficacité. La preuve pour bientot...?

January 26

Je voulais vous parler de ce train...

Je voulais vous parler de ce train-couchette qui m’a lentement portée de Goa a Bombay, il y a trois semaines de cela. Ma réservation surprise m’appris a mon entrée dans l’engin qu’une couchette m’était réservée au deuxième étage d’un wagon de seconde classe. Ah, pas mal… Mais je ne sais de quel droit je m’étais permis de penser que ce train longue durée m’octroierait le même confort qu’entre Pékin et Hong Kong… C’était sans compter sur l’Inde. Je me retrouvais donc sur une couchette perchée, nette, cela va sans dire, puisque démunie de tout instrument de confort (vous savez, ce qu’on appelle drap, coussin…). J’avais par contre pour moi seule 5 voisins bavards, soit deux parents et trois enfants, dont le père s’avérait être bien plus bruyant que sa progéniture déjà très alerte a la vie. Hum… J’avais déjà bien du mal à me concentrer sur mon Arsène Lupin quand le voisin de l’autre compartiment (soit mon quasi-compagnon de couchette) se mit à ronfler comme un ours rassasie après la première demi-heure de micheline. Enfin s’ensuivit la valse des mets.

La valse des mets, je cite : chai, café, eau, jus de fruits, lassis, sandwiches, aloo paratha, chicken/veg meals, soupes, desserts, salades de fruits. Imaginez-vous chacun de ces mets cité sur un ton fort et monocorde, trois fois de suite, par un Indien sexagénaire, blasé par la concurrence le poursuivant. Sachant que mon trajet allait durer 12 heures dans la nuit, je m’exerçais à gouter quelques-uns de leurs délices, car qu’on se le dise, la nourriture des trains indiens devrait inspirer les wagons-restaurants de notre compagnie ferroviaire nationale…

Repue je fus d’abord, sourde je devins ensuite, tellement la valse tourbillonnait dans mes tympans… La pause dura de 23h a 4h du matin, j’en profitai pour m’assoupir.

Enfin à 5h45 du matin, fraiche comme un Ice Tea, j’arrivais à la gare Victoria de Bombay, déserte sur mon quai… Ainsi j’allais rencontrer une Russe, aussi mal orientee que moi, avec qui j’allais partager une matinée dans les rues bombesques.

January 25

Retour a la charge

Mon edito special…(attention, je risque d'etre un peu longue)

 

Quand je dis spécial, cela résonne un peu temporel, pas mal spatial mais surtout indien. Trois semaines entre Bombay et le Kerala, région du sud de l’Inde, loin de Goa la factice, laissent beaucoup de souvenirs, d’odeurs, de voix, d’images, de sensations… Trois semaines à conter d’un seul trait me paraissent peu aisées dans ma tête alourdie de cliches défaits, c’est pour ca que plus qu’un « jour après jour », je vais me soumettre a un triomadaire…

  

Un couple armé pour la vie mais peu pour la langue, et leur fille, arçonnée par l’élan, se sont octroyés une vingtaine de jours dans de petits coins d’un grand pays, avec la simple ambition de se réunir autour d’un feu familial de paysages, de culture et d’aventures… Pari tenu, personne ne fut déçu. L’Inde que je ne connaissais que grâce a « Goa ce n’est pas l’Inde » m’est devenue un peu plus familière et personnelle a travers des ruelles de mendiants, des étendues de richesses et des personnages dignes de fiction. Bombay et le Kerala ne représentent encore certainement pas l’Inde telle que se l’imagine, ou bien il faut admettre que l’Inde de nos fantasmes évolue au rythme chinois et que les Fous de l’Inde ne le deviennent plus au premier pas pose sur le pays. J’ai vu une Inde de paradoxes, nouant le sari vers l’Occident et laissant sur ses trottoirs des mains tendues aux passants. J’ai vu une Inde d’environ cinquante ans en retard sur l’Ouest mais dont les bougies pourraient être soufflées plus vite que leur ombre. J’ai vu cette Inde qu’on s’imagine éternelle, au détour d’une ruelle très odorante ou d’un homme sans jambes. Et pourtant je n’ai rien vu…

 

Rubrique Météo

A Goa, on met les petites laines dans les bas fonds de la garde-robe et on ne pense plus a Catherine Laborde comme astrologue de nos nuages (on ne pense pas a elle d’ailleurs…). C’est ainsi dans le Sud, ainsi a Bombay… Et pourtant, l’exception qui nous a fait parler du temps comme les Anglais se trouve dans le Kerala et s’appelle Munnar.

Une petite ville comme je ne les aime pas, usante au bout de dix mètres, mais dite climatique car perchée a environ 1500 mètres d’altitude, au milieu de milliers d’hectares de plantations de the. Ce fut un peu notre traumatisme corporel du séjour… car il n’est pas évident de passer de 30 a 10 degrés en deux heures de temps a la nuit tombante (trop dure ma vie, pensez-vous…). Mais le froid amène la chaleur humaine et les tenues d’hiver improvisées ridicules ne tuent pas…alors c’est comme ca qu’on s’est retrouves un dimanche soir avec une vingtaine d’hommes et femmes locaux à danser autour d’un feu. Ouh la la !

Une fête concoctée par des Indiens à Munnar a d’abord l’allure d’une soirée pyjama autour d’un feu (tenues nounours…), avec chorés à la kitsch indienne et chants tradi. Puis on se dit que ca doit être une fête communale car chacun reçoit un cadeau des mains de l’homme-Foucault (l’homme au micro). Enfin on se dit que ca doit une fête de la société de ciment du coin (si si) lorsque je reçois un superbe tee-shirt siglé « Cement Co» pour nous remercier de notre présence et surtout (pourvu que le ridicule ne tue pas a l’étranger non plus) de notre chansonnette poussée au micro sur l’insistance du monsieur-dit… « La Boheeeeme, La Boheeemeuhh….Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans… » Je peux vous dire que j’ai oublié les 10 degrés ambiants sur le champ, quand je me suis vue nouvelle star d’un feu de camp de Munnar.

Dernière minute Météo: de retour à Goa, l’air ambiant a au moins perdu 5 degrés en trois semaines ! On se croirait au printemps.

 

Rubrique People

Ahahah ! Qui dit people en Inde ne dit pas forcement Miss Monde aux yeux verts ou Pascal de Bollywood. Cette rubrique, c’était tout d’abord mon moyen à moi de placer le fait que je n’ai jamais été aussi près de Madonna ici. Oui ! Madonna était à Bombay en même temps que moi. Celle-là n’a jamais eu de personnalité, c’est bien connu… lol Quand je visitais les laveries de la ville, elle se baladait dans les bidonvilles et quand je marchais devant le majestueux Hôtel Taj Mahal…elle y dormait surement ! On s’est ratées de peu mais ce n’est que partie remise hein ?! Je sais tout ca car elle faisait la couv’ de tous les quotidiens de la ville… Et cette transition parfaite m’amène a notre People le plus cher, j’ai nomme notre Président, que « s’il est heureux, alors nous aussi »… Hum hum hum !!! Il ne faut pas venir en Inde dans l’idée de « se desarkoïser », Mon Sieur est de toutes les pages internationales du Times of India, Hindustan et consorts… Mon Sieur avec Carla, Mon Sieur aime le karaoké, Mon Sieur le portrait, Mon Sieur se fait démonter par son ex… Rrrrrah ! Un soap qui passionne apparemment les Indiens… Encore une énigme culturelle.

Dernière minute présidentielle : j’apprends dans le journal Herald ce matin que Mon Sieur est arrive en Inde aujourd’hui!!!! Il va faire la Une cette fois-ci.

 

Rubrique Déco

Parce que les paysages urbains ou ailleurs n’ont cesse d’être pittoresques pour nos yeux ébahis, je vous offrirai au moins 300 photos pour cette rubrique, des mon retour en France, pour ainsi dire bientôt. L’Inde est un pays photogénique, aucun doute là-dessus. Que ce soient les gens, les plages, les plantations de the, les canaux, les animaux, les ordures…les couleurs du cœur transpercent toujours l’objectif.

J’ai été emballée par les paysages luxuriants autour des backwaters (petits canaux) d’Allepey et de Cochin. Et Cochin m’a emballee aussi ! Retour au Portugal dans ce grand village aux rues pavées et piétonnes. Enfin une ville qui respire. Parce que ce sujet et ce verbe sont rarement associés dans ce pays. Ca bourdonne, ca pue, ca parle fort, ca transpire, ca salit, une ville indienne… Bombay aussi, mais le charme en plus. Il me faut encore reconnaitre que la colonisation anglaise n’a pas eu que des méfaits puisque j’ai vite trouve mes repères dans les bus et téléphones rouges. Pour le reste, les habitudes indiennes ont largement repris le dessus, aucune inquiétude là-dessus…

 

Rubrique Transports

Quand mes parents sont arrives, ils m’ont dit : « Il faudra qu’on essaie le tuk-tuk » (ou rickshaw). Eh bien chose désirée entièrement comblée. Il m’a semblé passer trois semaines dans cet engin aux couleurs abeilles et aux fonctions hybrides (mi-moto, mi-voiture). Vzzzz ! Tellement que j’ai été amenée à en conduire un, aux cotes d’un instructeur improvise... Je veux un tuk-tuk !!!

Mais je veux aussi un elephant!!! On a fait un tour a trois d'une "petite" Malisha. Je logeais derriere ses oreilles tachetees, caressant ses poils raides, alors que mes parents a l'arriere sentait les os de son charmant derriere...

Sinon, bus, trains et taxis nous ont aides à battre le bitume (s’il y a) et à digérer… Le bus, j’appelle ca « ma gym passive ». Ca secoue tellement de partout qu’on se sent vivre, voire mourir, aussi fort que dans une folle aventure. C’est vrai, Karine, que parfois, ca pue plus que dans le train…mais le train en première classe, ca pue surtout le pet de celui qui le fait plus haut que son cul. On a échoué par hasard dans ce wagon « luxe » climatise et j’en suis ressortie éberluée par la prétention des Indiens qui y hurlaient dans leurs portables dernier cri. Ma couchette entre Goa et Bombay, elle, était bien plus chouette. Tellement que j’écrirai bientôt spécialement a son sujet et que je referai ce trajet la semaine prochaine !

 

Rubrique Mode

Si a Bombay, pas mal de filles osent quitter l’ancêtre sari pour enfiler une paire de jeans et un tee-shirt (défiance culturelle), les Goanaises et Keralaises semblent cousues a leurs jolis morceaux de tissus colores traditionnels. La ou la rubrique mode s’impose, c’est pour signaler l’influence de JP Gauthier jusque dans leurs campagnes… Les hommes Keralais portent la jupe. Pas un kilt, pas une mini, mais une sorte de drap enroule autour de leur taille qu’ils laissent pendre jusqu'à leurs chevilles ou retournent au genou, c’est selon l’humeur…séduction ou suggestion… Alors un Keralais est toujours en train de se préoccuper de sa jupe, c’est ainsi.

 

Rubrique Communication

Si j’avais appris quelques rudiments de la langue goanaise, ils m’ont bien été inutiles lors de ce périple. Dans le Kerala, on parle le Malayalam, et on le parle comme, souvenez-vous la Soupe aux Choux, la Denrée, « Blllbllblllblll», en faisant swinguer la langue très vite de droite à gauche ou d’avant en arrière,  plus vite qu’un guépard au galop.

« Heureusement », si l’on peut dire, l’Anglais est parle partout, jusque dans les rizières, c’est incroyable. Dans les champs de mon pays, mon père n’y a pas appris cette langue à galvaudage, qui a pris tous les accents du monde… Alors en trois semaines, il a appris a parle l’Hindlish, forme petit noir de la langue anglaise avec l’accent indien (roulement de rrrr de mise). Je pense à sortir un guide pratique maintenant qui s’intitulerait « Tllee pipole », expression rabâchée a maintes reprises. 

 

Rubrique Cuisine

Ma mère n’a parfois pas pu avaler son poisson « rouge » de piment. Mon père finissait tout, mais le nez coulant parfois sous l’effet du feu. On s’empiffrait de noix de cajou lors d’un petit creux et je ne me suis pas encore écœurée de mon the aux épices (masala tea) national. On a mange sous des huttes en bambou, devant la plage, sous des tôles, dans des feuilles de bananiers, et même des assiettes (ahah), dans des bouis-bouis ou je n’aurais pas été bien vue seule... Miam la vie est bonne en Inde, pour quelques roupies…

 

Rubrique Business

Le business, c’est le pain blanc de l’indien, qu’il soit chauffeur de tuk-tuk ou vendeur de raisins… Ce qui nous vaut, a nous les Peaux Blanches, d’être harangues par ces gents messieurs des le premier pas pose dans une rue. Grosse fatigue parfois. Il m’en a fallu dépenser, de l’énergie, pour ne pas trop nous faire rouler par ces harponneurs. Ils ont tous toujours quelque chose à vendre, et toujours plus à proposer.

Cote affaires, j’ai trouve qu’elles marchaient plutôt bien pour le Kerala… Cet état du Sud a l’air de se développer à grande échelle : les maisons neuves sont toujours plus impressionnantes, les routes principales y sont bien meilleures qu’à Goa, les bords de plage y ont l’air plus chic…

 

Alors elle est ou la « vraie Inde » ? Si je ne l’ai pas encore vue, elle m’attendra, j’en suis sure.

 

 

 
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